Soutenance de thèse de Mélanie Pénicaud

Dire et écrire la migration. Anthropologie de l’expression des expériences migratoires congolaises (Congo Brazzaville) vers la France

La soutenance aura lieu le lundi 13 mars à 14 heures. Elle se déroulera à la Mshs de Poitiers, salle Mélusine.

La thèse est dirigée par Véronique Petit. Le jury sera composé de :

  • Rémy Bazenguissa-Ganga, Directeur d’études, EHESS (rapporteur)
  • Sylvie Bredeloup, Directrice de recherche, IRD (rapportrice)
  • Thomas Lacroix, Chargé de recherche, CNRS (membre)
  • Alexandra Loumpet-Galitzine, Chercheure, Inalco (membre)
  • Catherine Mazauric, Professeur, Université d’Aix Marseille (membre)
  • Véronique Petit, Professeur, Université Paris Descartes (directrice)

La soutenance sera suivie d’un pot auquel vous êtes tous chaleureusement conviés.

Résumé de la thèse :
À partir d’une anthropologie sociale d’inspiration compréhensive et phénoménologique, cette thèse décrit, documente et analyse l’expression des expériences migratoires des Congolais migrant vers la France. L’originalité de son approche tient à la constitution d’un corpus « hybride », composé de retranscriptions d’entretiens compréhensifs réalisés auprès de personnes d’origine congolaise installées en France, et d’oeuvres littéraires portant sur la migration et créées par des auteurs congolais ayant migré en France. Afin de mieux lier ce même corpus, des entretiens ont été réalisés avec certains de ses auteurs. La thèse poursuit donc un triple objectif : renseigner la migration congolaise vers la France, qui s’avère profondément méconnue bien que quantitativement remarquable ; proposer une réflexion épistémologique quant à l’analyse des expériences migratoires et exiliques ; et enfin, interroger les conditions d’analyse et les apports d’un corpus composé de sources classiquement définies comme anthropologiques et littéraires. Ce dernier point induit un positionnement épistémologique particulier que la thèse documente. Les récits et discours de la migration sont analysés tant dans la dimension à la fois concrète, subjective et sensible de l’expérience vécue et de sa narration, que dans les représentations, symboliques et imaginaires qu’elles mettent en jeu et qui les bâtissent en retour. Saisir les conditions sociales de production des discours et les forces structurant leurs contenus amène à étroitement intégrer à la recherche le contexte socio-historique des rapports entre la France et le Congo. Émergent ainsi de l’analyse des rapports hégémoniques et de domination qui structurent les narrations des expériences migratoires et plus largement le récit de soi du migrant congolais en France. Néanmoins, à partir des multiples expressions de la violence sous toutes ses formes que révèlent ces récits et discours, l’analyse met l’accent sur les espaces d’autonomie et les formes de résistances créatives que leur opposent les individus-acteurs de la migration congolaise.

Mots clés : expériences migratoires, récits, discours, imaginaires migratoires, littérature, exil social, violence, migration congolaise (Congo Brazzaville, Afrique).

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