Flora Penot

Flora Penot est doctorante en géographie à Migrinter. Elle dispose d’un financement en Cifre avec l’association Sant’Egidio et la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités de la Vienne (DDETS 86).

Son projet de thèse s’intitule : « L’accueil des réfugiés en provenance du Proche-Orient. Diversité des dispositifs, parcours et lieux de vie en France », il est encadré par Philippe Lagrange (Professeur des Universités, CECOJI, Poitiers) et Olivier Clochard (Chargé de recherche CNRS, Migrinter, Poitiers).

Ce projet doctoral en géographie s’intéresse aux dispositifs de réinstallation de personnes réfugiées présentes au Liban et mis en place par l’UNHCR et des organisations philanthropiques. Ces modes d’accueil prennent place dans un contexte d’externalisation et de multiplication des contrôles aux frontières de l’Union européenne, opérant un tri des migrants dans les pays de départs et de transit.
Présentée comme une « voie sûre et légale » vers l’Europe, la création de couloirs/corridors humanitaires avec divers organismes privés questionne d’autres formes de réinstallation, comme celle qui est organisée par l’UNHCR et des États tels que la Suède, la France ou l’Allemagne ou encore la relocalisation depuis la Grèce et l’Italie. Il s’agira d’interroger le rôle des acteurs aussi bien publics que privés organisant la réinstallation des réfugiés et l’accueil via des dispositifs nommés « couloirs humanitaires » en France, en Belgique et en Italie ; ces dispositifs constituant des formes de parrainage privé. Ce projet géographique vise également à interroger les enjeux qui se jouent autour des politiques d’accueil des réfugiés en Europe, et le rôle des différents réseaux d’acteurs relatifs à ces réinstallations qui participent à reconfigurer les parcours migratoires.
Le but premier de cette recherche est de s’intéresser à l’intégralité des procédures d’asile et, le cas échéant, de réinstallations de personnes en quête de protection du Proche-Orient vers l’Europe. Ce projet a pour ambition d’analyser les parcours des personnes réfugiées afin de saisir l’ensemble des interactions qui s’opèrent depuis le premier pays d’accueil / pays de transit jusqu’au lieu d’installation. Cette recherche sera menée en lien avec la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), les organisations qui soutiennent les primo-arrivants du département de la Vienne ainsi qu’avec le réseau d’accueil de Sant’Egidio à l’initiative des couloirs humanitaires en France. Cette approche développe différents terrains de recherche, à la fois au Liban, en France et dans le département de la Vienne, tant dans les espaces ruraux qu’urbains. À une échelle plus globale, il s’agira premièrement d’interroger le rôle de l’ensemble des acteurs (UNHCR, États, ONG, associations, etc.) dans la fabrique de ces politiques d’asile. Cette étude permettra aussi de révéler les différents réseaux d’acteurs qui se mettent en place autour de ces (ré)installations en lien avec le Dispositif national d’accueil (DNA) coordonnée par l’Ofii (Office Français de l’Immigration et de l’Intégration), notamment dans le département de la Vienne, et des organisations privées telles que Sant’Egidio.
Pour conduire cette réflexion, une méthodologie socio-anthropologique et géographique des différents réseaux (familiaux, amicaux, institutionnels, etc.) sera privilégiée. Il s’agira d’analyser tant les discours et les pratiques des décideurs et des opérateurs que les parcours des personnes réfugiées afin de saisir les facilités et les potentielles difficultés que ces différents réseaux permettent. Cette étude s’inscrira dans une méthodologie de recherche-action en se basant sur une dimension prospective et multi-scalaire.

CV de Flora Penot

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