Limaner Francisque

Doctorant en géographie

Titre provisoire :

 » Lieux d’ancrage et sentiment d’appartenance dans la diaspora haïtienne : le cas de la migration haïtienne en France via la Guyane française et le Venezuela « 

Direction :

Cédric Audebert, chargé de recherche au CNRS (HDR), Laboratoire Migrinter / CNRS, Poitiers.

Résumé :

Depuis les années 1960, pour des raisons politiques, économiques, sociales voire culturelles, la population d’Haïti a connu plusieurs vagues migratoires vers des pays de la Caraïbe, de l’Amérique du Nord, de l’Europe de l’Ouest, principalement la France, et plus récemment vers certains pays de l’Amérique du Sud. Ainsi se sont établies dans certains pays de ces régions des communautés haïtiennes, composées de migrants haïtiens et de leurs descendants : par les relations qu’elles développent entre et avec Haïti, ces communautés constituent les différents pôles de la diaspora haïtienne. Toutefois, les pays d’accueil de cette dernière renvoient à des représentations collectives variées qui les hiérarchisent : les États-Unis, le Canada et la France métropolitaine constituent les trois pays de destination préférés des Haïtiens. Quant aux autres pays, tout en demeurant des lieux d’installation, ils servent souvent de ponts à de nombreux migrants pour atteindre les trois premiers. La migration haïtienne en France via la Guyane française et le Venezuela constitue une expérience appropriée pour comprendre les modes d’appropriation des lieux d’ancrage ou de passage dans la diaspora haïtienne. Car, selon des discours de certains Haïtiens qui ont vécu dans l’une de ces deux sociétés sud-américaines avant de s’installer en France, ces deux lieux d’installation plus ou moins durable sont investis de manière différente. Alors que la Guyane est considérée comme un pont à la fois géographique et culturel dans leur projet et leur parcours migratoire d’Haïti vers la France, le Venezuela est plutôt saisi comme une possibilité de réaliser ce projet migratoire marquant cependant une rupture sociale et culturelle plus nette dans le processus migratoire. Dans ce contexte, cette thèse vise à comprendre la manière dont se déclinent aujourd’hui le sentiment d’appartenance des enquêtés à ces deux espaces d’installation antérieure et le rapport qu’ils entretiennent avec ceux-ci.

Pour réaliser cette recherche qui s’inscrit dans une démarche compréhensive, nous optons pour une méthodologie qui combine plusieurs méthodes en sciences humaines et sociales, en particulier l’ethnographie multi-située. Cette méthode d’enquête nous conduira dans certains quartiers des villes guyanaises – Cayenne, Kourou, Saint Laurent du Maroni – et vénézuéliennes – notamment Caracas et Los Teques – dans lesquelles ont vécu les enquêtés avant de s’installer en France métropolitaine et où vivent encore certains membres de leur famille. La recherche propose ainsi une relecture de la diaspora haïtienne en analysant le sentiment d’appartenance des migrants à leurs lieux d’ancrage et de passage qui sont souvent occultés au profit du pays d’origine et des principaux pôles d’installation de ces derniers.

Mots clés :

Diaspora haïtienne, lieux d’ancrage, sentiment d’appartenance, Venezuela, Guyane française, France.

Cursus universitaire

  • 2014-2015 :
    • Première année de thèse à MIGRINTER/Université de Poitiers
  • 2013-2014 :
    • Master II en Sciences Humaines et sociales, spécialité Migrations Internationales : – Espaces et sociétés à l’Université de Poitiers (Diplôme) Mémoire réalisé : Identités plurielles dans la diaspora haïtienne. Le cas des jeunes migrants haïtiens en Île-de-France ayant vécu en Guyane Française, Mémoire de master 2 en Géographie, Université de Poitiers, 166 p, mention : Bien.
  • 2013 :
    • Licence (Bac + 4) en Sociologie à l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) (Diplôme) Mémoire réalisé : De l’émigration à la construction d’une culture migratoire en Haïti : l’exemple de Cazale de la période duvaliériste à nos jours, Mémoire de Licence (Bac + 4) en Sociologie, Faculté des Sciences Humaines, Université d’Etat d’Haïti, 137 p, mention : Excellent.
  • 2011 :
    • Séminaire en Droit International Privé à l’Académie du Droit International à La . Haye (Certificat)
  • 2005-2010 :
    • Licence en sciences Politiques à l’UEH (Diplôme)
  • 2004-2008 :
    • Licence (Bac + 4) en Sociologie à l’UEH (Diplôme).

18-06-2015

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