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Pierre, C. (1999). Les socialistes, les communistes et la protection de la main-d'oeuvre française 1931-32. Revue Européenne des Migrations Internationales, 15(3), 199–221. 
Added by: MIGRINTER (23 Jan 2015 15:55:42 UTC)
Resource type: Journal Article
BibTeX citation key: Pierre1999
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Categories: General
Keywords: chômage, contingentement, crise économique, France, marché du travail, nationalisme, politique migratoire, seuil de tolérance, xénophobie
Creators: Pierre
Collection: Revue Européenne des Migrations Internationales
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cote    revue
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Abstract     
RESUME - Socialistes, Communistes et la loi du 10 août 1932 En 1931, les députés socialistes proposent une loi de limitation du nombre des étrangers afin de freiner le chômage et résoudre la crise. Une étroite partie de l'opinion publique est choquée par ce texte qui alimente la xénophobie. Ainsi Doriot au nom des communistes réagit à la Chambre le 20 novembre 1931 ; il accuse la SFIO de faire le jeu des nationalistes. De son côté, la Société des Ouvriers polonais écrit à Léon Blum et s'inquiète de voir ainsi les valeurs constitutives de la nation française bafouées. Pourtant les arguments de ses détracteurs ne sont pas exempts de partis pris : les communistes rejettent d'un bloc un texte qui confirme l'alliance objective de la SFIO avec le capitalisme. L'organisation polonaise, politiquement très modérée et soutenue par le patronat, sous couvert d'une attitude humaniste, oppose les bons étrangers aux éléments " indésirables " qu'ils soient français ou non. Certes par ce texte, les socialistes n'échappent pas au lieu commun qui fait de l'étranger la cause du chômage. Cependant, ils y défendent aussi de véritables thèmes socialistes : le patronat est responsable de la crise du capitalisme et de ses conséquences sociales ; pour éviter de nouvelles tragédies, le marché du travail doit être étroitement contrôlé et rationalisé. Finalement, une loi est votée le 10 août 1932 : elle ne retient de la proposition socialiste que l'idée de quotas d'étrangers dans les entreprises. Pourtant, à manier le thème de la "préférence nationale" sans beaucoup de précaution, la SFIO, à l'image de la presque totalité de la classe politique, n'a t-elle pas joué avec le feu et mis en péril la République ? ----- ABSTRACT - Socialists, Communists and the Protection of French Workers (1931-1932) In 1931, the Socialist deputies in the French National Assembly propose a law to limit the number of foreigners in France, in order to slow unemployment and find a solution to the economic crisis. A fraction of public opinion is shocked by this text, which feeds the already existent xenophobia. On behalf of the Communists, Jacques Doriot speaks out in the parliamentary assembly on November 20, 1931 ; he accuses the SFIO (SFIO, Société française de l'internationale ouvrière, the name that designated to French Socialist party from 1905-1971) of playing the nationalist game. Meanwhile, the Polish Workers Society (Société des ouvriers polonais) writes to Léon Blum, worried to see the constitutive values of the French nation so openly flouted. Even so, the arguments opposing the proposed law are not without their own biases : the Communists squarely reject another proposal confirming the objective alliance between the SFIO and capitalism. The Polish organisation, politically moderate and supported by the employers, in the guise of a humanist attitude, tries to draw a distinction between "good foreigners" and "undesirables", whether they be French or not. Certainly, as evidenced by their proposal, the Socialists do not escape the commonplace accusation that foreigners are the cause of unemployment. Nevertheless, in the proposed law, they also defend other, truly socialist arguments : the employers are responsible for the crisis of capitalism and of its social consequences ; to avoid future tragedies, the labour market must be tightly controlled and rationalised. Finally, a law is passed on August 10, 1932 : of the original proposition, only the idea of quotas for foreign workers in companies is retained. Yet, by handling the question of "national preference" without much precaution, and mirroring nearly the entire political class, did the SFIO not play with fire, endangering the Republic ?
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