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Cortes, G. (2001). Les boliviens à buenos aires : présence dans la ville, repères de la ville. Revue Européenne des Migrations Internationales, 17(3), 119–146. 
Added by: MIGRINTER (23 Jan 2015 16:15:14 UTC)
Resource type: Journal Article
BibTeX citation key: Cortes2001
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Categories: General
Keywords: Boliviens, Buenos Aires, émigration, espaces urbains, métropolisation, pratique urbaine, ville
Creators: Cortes
Collection: Revue Européenne des Migrations Internationales
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Abstract     
RESUMÉ - Les Boliviens à Buenos Aires : présence dans la ville, repères de la ville La métropolisation des migrations internationales, au sein du cône sud américain, est un des fait marquant de ces vingt dernières années. L'émigration andine, et plus particulièrement celle des Boliviens vers l'Argentine, n'échappe pas à ce phénomène. Dans ce contexte, l'article propose une exploration des processus d'identification à la ville et dans la ville de cette communauté migrante, à partir d'un questionnement plus large sur la construction éventuelle d'un territoire de la " bolivianité " dans la capitale argentine. A partir du croisement de plusieurs sources (témoignages, observations, dépouillement de la presse bolivienne…), l'analyse de l'inscription spatiale des migrants, faisant référence à la fois aux lieux d'implantation résidentielle et de fréquentation de la ville (commerces et marchés ethniques, lieux de sociabilité, lieux de cultes..) fait émerger, d'un côté, l'existence de logiques d'appropriation et de marquage du paysage urbain et, de l'autre, une géographie paradoxale de dispersion et d'incursion diffuse dans les lieux clés de la ville. De la même manière, les modes d'identification et de connaissance de la ville révèlent un rapport souvent contradictoire et douloureux à l'espace urbain. Pour les migrants boliviens, Buenos Aires - et plus encore le centre historique et commercial de la capitale - est un lieu rêvé, désiré, à conquérir, mais souvent ignoré et redouté. Dans cette ville dédale où l'on se perd, la communauté migrante jalonne un territoire de lieux d'usage communs, connus, familiers en se créant ses propres modes de repérage. L'analyse révèle ainsi la formation d'un territoire de la bolivianité lâche et diffus, dont la physionomie reflète bien plus une résistance à l'enclave. ----- ABSTRACT - Bolivians in Buenos Ayres : their place and markers in the city Metropolisation of international migrations, in the South American triangle, is one of the striking facts of the past twenty years. Emigration from the Andes, especially that of Bolivians to Argentina, is concerned by that context. This paper suggests an exploration of the processes of identification to the city and in the city by the migrant community, from a larger interrogation on the possible construction of a "bolivian" territory in the Argentinian capital. Crossing several sources (stories, observations, Bolivian press), the analysis of the migrants'spatial framing, referring both to residential and circulation areas (shopping centers, ethnic marketplaces, meeting places and religious offices) reveals on the one hand, logics of appropriation and inscription in the urban landscape, on the other hand, a paradoxical geography of dispersion and diffuse incursion in the key places of the city.Similarly, ways of identifying and knowing the city reveals an often contradictory and painful relationship to urban space. For the Bolivian migrants, Buenos Ayres, even more so than its historical and commercial centre, is an ideal spot, much coveted, to be conquered but often ignored and dreadful. In this labyrinthine city where one gets lost, the migrant community marks out the territory with places of common and familiar uses. The analysis thus reveals the formation of a loose and diffuse territory of "bolivianity", the physiognomy of which reflects a reluctance to form a ghetto and to achieve socio-spatial segregation more than a tendency to ethnic urban space. ----- RESÚMEN - Los bolivianos en Buenos Aires: presencia en la ciudad, referencias de la ciudad. La " metropolización " de las migraciones internacionales en el cono sur del continente americano se erige como uno de los hechos que han marcado estos últimos veinte años. Así, la emigración andina, particularmente la de los bolivianos que se dirigen a Argentina, no escapa a este fenómeno. Bajo este contexto, el artículo propone una exploración de los procesos de identificación con y en la ciudad desarrollados por esta comunidad emigrante. Dicha exploración se articula sobre un cuestionamiento más amplio a propósito de la eventual construcción de un territorio de la "bolivianeidad" en la capital argentina. A partir del cruce de diferentes fuentes (testimonios, observaciones, análisis de la prensa boliviana,...), el análisis de la inscripción espacial de los emigrantes respecto al lugar de implantación residencial así como a la frecuentación de la ciudad (comercios y mercados étnicos, lugares de sociabilidad, lugares de culto,...) hace emerger una serie de elementos. Por un lado, se constata la existencia de lógicas de apropiación y de marcaje del paisaje urbano; por otro lado, se identifica una geografía paradójico de la dispersión y de la incursión difusa en los lugares claves de la ciudad. Del mismo modo, las formas de identificación y de conocimiento de la ciudad revelan una relación a menudo contradictoria y dolorosa con el espacio urbano. Para los emigrantes bolivianos, Buenos Aires- y aún más el centro histórico y comercial de la capital- es un lugar de sueño, deseado, por conquistar y, sin embargo, a menudo ignorado y temido. En esta " ciudad laberinto " en la que uno se pierde, la comunidad emigrante jalona un territorio de lugares de usos comunes, conocidos y familiares creándose sus propios modos de orientación. El análisis desvela la formación de un territorio de la " bolivianeidad " liviano y difuso cuya fisonomía refleja más una resistencia al enclavamiento y a la segregación socio-espacial que la evolución hacia un espacio urbano étnico.
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