MALI CONTEMPORAIN

IRD / FSP

Chercheurs chefs de projet :

  • Famagan Oulé KONATE (Mali)
  • Patrick GONIN (France)

Institutions partenaires :

  • La FLASH, Faculté des Lettres, Langues, Arts et Sciences Humaines de L’université de Bamako. La faculté a ouvert ses portes pendant l’année académique 1996 – 1997. Elle regroupe les filières suivantes : Géographie ; Histoire – Archéologie ; Lettres ; Langues, Arts ; Sciences Sociales et Linguistique.
  • Migrinter (UMR CNRS-Université de Poitiers N° 6588)
  • SEDET (FRE CNRS-Université Paris Diderot N° 3226) : Sociétés en développement : études transdisciplinaires
  • Centre Universitaire d’Enseignement et de Recherche d’Albi (UMR CNRS Dynamiques Rurales, Université Toulouse 2-Le Mirail)
  • CEPED (Centre Population et Développement, UMR Université Paris Descartes, Ined, IRD)

Composition de l’équipe :

L’équipe est constituée de 11 chercheurs seniors, un post-doctorant (France) et 6 doctorants dont 4 Maliens (2 au Mali et 2 en France).

Chercheurs seniors :

  • Pierre CISSE est Maître – Assistant au département des Sciences sociales à l’ISFRA, Université de Bamako depuis 2000. Il est actuellement co-responsable de deux projets de recherche où il mène des recherches sur les migrations. Ces centres de recherche portent sur la migration et la recomposition territoriale. pierrecisse22[at]hotmail.com
  • Yaranga COULIBALY, Géographe, Assistant au Département de Géographie de la FLASH (Université de Bamako). Ses recherches portent, d’un côté, sur l’apport du SIG dans l’assainissement et le suivi environnemental de certaines communes du Mali et de l’autre sur les questions de décentralisation.
  • Laurent FARET est professeur de géographie à l’Université Paris Diderot – Paris 7 et chercheur au laboratoire SEDET (Sociétés en développement : études transdisciplinaires). Ses travaux portent sur les dimensions territoriales des migrations internationales en particulier sur la production d’espaces transnationaux, la mise en réseau des groupes et des territoires et l’impact des circulations sur les dynamiques du développement, dans les Amériques en priorité et dans une perspective comparative avec d’autres régions du monde. Parmi ses publications, la co-direction de deux ouvrages collectifs, Les circulations transnationales. Lire les turbulences migratoires contemporaines (Armand Colin, 2009) et Migrants des suds, Acteurs, trajectoires et territoires par-delà les frontières (IRD-PULM, 2009). Egalement en 2003 l’ouvrage Les territoires de la mobilité. Migration et communautés transnationales entre le Mexique et les Etats-Unis (Editions du CNRS). Il est par ailleurs Directeur de la revue l’Ordinaire latino-américain et Directeur adjoint de l’Ecole doctorale Economies, Espaces, Sociétés, Civilisation de l’Université Paris Diderot.
  • Patrick GONIN est professeur au département de géographie de l’Université de Poitiers depuis novembre 1998. Il a été directeur de ce département entre 2001 et 2003, directeur de Migrinter en 2005 et 2006 et a assuré différentes fonctions électives à l’Université de Poitiers (CA, CS, Commission de spécialistes…). Ces recherches actuelles portent sur les circulations migratoires et le développement, les agents intermédiaires et l’approche de la question de l’intégration à partir du champ migratoire, les processus de territorialisations induits par les « passe-frontières » et les frontières migratoires. Il a co-dirigé en 2009 un ouvrage collectif qui a pour titre Migrants d’ici et d’ailleurs du transnational au local, et publié avec Nelly Robin un chapitre dans un ouvrage collectif : Les routes migratoires par le Sénégal, in A. Bensaâd (dir.), Le Maghreb à l’épreuve des migrations subsahariennes, Paris, Karthala.
  • Famagan-Oulé KONATE socio démographe, est enseignant-chercheur, Maître de Conférences, au Département de Géographie de l’Université de Bamako depuis 1997. Ses centres d’intérêt scientifique couvrent d’une part, les questions de population, de décentralisation et d’autre part celles de l’environnement. Il est auteur de plusieurs articles (13) et a dirigé plusieurs travaux de recherche d’étudiants en fin de cycle (mémoires de maîtrise, de master et de thèse) dans les domaines de la démographie, de l’environnement et de leurs interrelations.
  • Nathalie KOTLOK est maître de conférences au département de géographie de l’Université de Poitiers et membre du laboratoire Migrinter. Elle a été directrice adjointe en charge de la pédagogie de l’UFR Sciences Humaines et Arts de 2001 à 2007, est co-responsable du master Migrations internationales spécialité professionnelle  » Conception de projets en coopération pour le développement « . Dans ses recherches actuelles, elle s’intéresse aux relations que les migrants subsahariens entretiennent entre leurs territoires de vie dans leur pays d’installation et dans leur pays d’origine. Ses recherches s’inscrivent dans les circulations migratoires, les processus de territorialisation, appréhendés par les engagements affectifs, matériels et politiques dans un espace migratoire multipolaire qui participe du développement de cet espace. Ses publications récentes : Bertini B., Gonin P., Kotlok N., Le Masson O  » Co-développement et double présence. Initiatives migrantes et fabrique des identités multiples  » 2009 à paraître l’harmattan collection consommation et société ; Bertini B., Gonin P., Kotlok N., Le Masson O.  » Engagements citoyens ici et là-bas. L’insertion pluriterritoriale des migrants (France, bassin du fleuve Sénégal).Communication au colloque de l’Université Catholique de Louvain, Chaire Quetelet 2008, décembre 2008, 21p http://www.uclouvain.be/259835.html
  • Stéphanie LIMA est maître de conférences au CUFR JF Champollion (Albi) et membre de l’UMR « Dynamiques rurales » (Université de Toulouse). Elle a été responsable de la filière géographie entre 2005 et 2007 et a assuré différentes fonctions électives à l’Université d’Albi (CSP, commission de spécialistes).Ses recherches actuelles portent sur la décentralisation, l’interterritorialité et les mobilités; la gouvernance des territoires ruraux et la question de la dimension spatiale du développement. ?Elle a réalisé un séjour de recherche au Mali en 2009 (bourse de l’AUF) au sein du DER Géographie de l’Université de Bamako, où elle a organisé des rencontres doctorales.?Elle a publié plusieurs articles ou chapitres d’ouvrage sur la décentralisation au Mali. ?En 2006 : La  » fabrique  » de territoires politiques au Mali. Quelles articulations entre les espaces de vie des habitants et les mailles fonctionnelles de l’État, in Bleton-Ruget Anne, Nicole Commerçon et Philippe Gonod, Territoires institutionnels, territoires fonctionnels, Mâcon, Institut de Recherche du Val de Saône-Mâconnais, pp. 187-197.?En 2009: avec Michel Bussi et David Vigneron, L’Etat-nation africain à l’épreuve de la démocratie, entre présidentialisation et décentralisation : l’exemple du Mali, L’espace politique [En ligne], 7/2009-1, L’Etat en Afrique, mis en ligne le 30 juin 2009.
  • Claire OLLIVIER (claire.ollivier[at]univ-paris-diderot.fr), géographe, est maître de conférences à l’Université Paris Diderot depuis 1982. Très impliquée dans la formation, elle a été responsable du Département de Géographie en 1996-1998 puis en 2006-2008 ; a assuré deux mandats électifs nationaux, en 1996-1999 au CNU, puis au Comité National de la Recherche scientifique en 2000-2004, section 39. Elle est spécialiste de géographie économique, apporte une longue expérience de recherche en Afrique, principalement au Mozambique (barrage de Cahora-Bassa sur le Zambèze : géopolitique et aménagement-thèse), au Burkina Faso sur les relations villes-campagnes (CNRS-Ministère des Affaires étrangères) et la géographie des entreprises et, sur ce dernier thème, ponctuellement au Mali (Bamako) (AUPELF-UREF) ; enfin au Sénégal (gestion intégrée de la Petite Côte, et PRCM). Ses travaux et publications ne traitent que marginalement des mobilités mais elle a, entre autres, encadré des étudiants avancés mozambicains et maliens, ces derniers en particulier sur les thématiques du projet.
  • Marc-Antoine PEROUSE DE MONTCLOS est chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) depuis 1995. Docteur en sciences politiques et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), où il enseigne, il a vécu plusieurs années au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya et accomplit régulièrement des missions d’études en Afrique. Il travaille sur les déplacements forcés de population et a notamment conduit des recherches sur le rôle de la diaspora somalienne dans la Corne de l’Afrique. Il a par ailleurs dirigé le n° spécial de Politique africaine sur  » exodes et politiques  » et publié de nombreux articles et livres dont quatre ont directement trait à la problématique des migrations et de la mobilité : Violence et sécurité urbaines (1997), Villes et violences en Afrique subsaharienne (2002), Diaspora et terrorisme (2003), Guerres d’aujourd’hui (2007).
  • Issa SAMAKE est enseignant – chercheur, chargé de cours de finances publiques à la faculté d’économie et de gestion de l’Université de Bamako. Ses centres d’intérêt scientifique couvrent les questions de développement local et l’économie de la migration.
  • Soumaila SANOKO, Maitre Assistant, historien est enseignant – chercheur à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako (DER Histoire – Géographie). Il travaille actuellement sur l’histoire des migrations maliennes dans le Mali Sud.

Post-doctorant :

  • Marina Lafay sociologue formée au Ceped et a fait une thèse de sociologie sur la coopération décentralisée franco-malienne (14 mois au Mali). Sur la gouvernance du cercle de Niafunké, elle avait souligné le rôle des associations de Niafunkois installés à Bamako, qui en recherchant des fonds étrangers, agissent en véritables  » courtiers du développement  » envers leur région natale, afin de se positionner sur l’échiquier politique local (en particulier depuis la décentralisation, avec ses nouveaux enjeux), premier niveau pour accéder ensuite à l’échelon national. Formée à l’édition et à l’animation de réseaux scientifiques en sciences sociales, elle proposera de transférer ses compétences dans ce domaine à la FLASH. Elle a publié dernièrement dans Cahiers de la coopération décentralisée, N°1. Cités Unies France (2009), ainsi qu’un chapitre dans Mali-France, Regards sur une histoire partagée (Donniya-Karthala, 2005)

Doctorants :

  • Claire Boulanger est doctorante à MIGRINTER.
  • Youssouf Kolon COULIBALY est Assistant au département de géographie de la FLASH depuis 2005. Il travaille sur les questions de décentralisation. Sa thèse porte sur  »Décentralisation et développement local dans une collectivité décentralisée dans la préfecture de Bougouni »
  • Baba Faradji N’DIAYE est Assistant au département de géographie de la FLASH (Université de Bamako). Il a cumulé 10 années d’expériences pratiques de gestion de projets de développement communautaire et autant d’années dans le renforcement des capacités, l’appui – conseil et l’élaboration de modules de formation.
  • Boulaye KEITA est doctorant malien géographe au SEDET. Son travail de thèse porte sur les impacts des migrations internationales dans les processus de transformation urbaine à Bamako, en particulier du point de vue des logiques foncières et immobilières. Il est titulaire d’une Licence et d’un Master recherche en géographie de l’Université Paris Diderot.
  • Hawa COULIBALY est doctorante malienne au SEDET. Elle a engagé en 2009 une recherche de doctorat au sur la coopération décentralisée France-Mali sous l’angle des impacts territoriaux des programmes mis en oeuvre (comparaison entre plusieurs cas, dont le cercle de Banamba) avec l’objectif d’analyser les mécanismes de mise en œuvre de ces projets et les inter-relations entre les acteurs impliqués. Elle est titulaire d’une Licence de l’Université de Bamako et d’un Master recherche en géographie de l’Université Paris Diderot.
  • Kévin MARY est doctorant à l’Université de Caen et à Migrinter, il mène des recherches sur les mobilités de l’élite malienne vers les pays d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada). Ce travail porte sur les liens entre mobilité géographique et mobilité sociale chez les Maliens ayant effectué des séjours dans les sociétés nord-américaines.

Résumé du projet

Le présent projet porte sur les interrelations entre migrations, transferts et développement dans un contexte malien où la décentralisation est en marche depuis plus de dix ans . Les porteurs du projet sont, au Mali, le département de Géographie et la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Bamako, et en France, les Universités de Poitiers (UMR CNRS Migrinter), de Paris Diderot (SEDET), le Centre Universitaire d’Enseignement et de Recherche d’Albi (UMR CNRS Dynamiques Rurales, Université Toulouse 2-Le Mirail) et l’UMR 196 de l’IRD (CEPED).

L’objectif principal est de contribuer à une meilleure compréhension des interactions qui existent entre migrations, et développement local, pour des collectivités territoriales entrées désormais dans un processus de décentralisation. Les enquêtes de terrain seront principalement réalisées dans le cercle de Banamba (région de Koulikoro) et de Kita (sud de la région de Kayes).

La première question de recherche a trait au rôle des migrants dans le développement face aux circulations et diversifications des trajectoires migratoires. La deuxième s’intéresse aux transferts, aux jeux d’acteurs, à la différenciation territoriale et au rôle des migrants dans la gouvernance locale. Le troisième thème aborde les recompositions territoriales dans le contexte de la décentralisation en milieux urbain (Bamako) et ruraux (les communes et structures intercommunales).

La recherche est basée sur une approche et une collaboration interdisciplinaire. L’étude veut favoriser un enrichissement mutuel entre plusieurs domaines des sciences humaines et sociales (démographie, économie, sociologie, histoire, sciences politiques et géographie humaine). L’équipe est constituée de chercheurs spécialisés dans les approches utilisant des outils participatifs. Les résultats de l’enquête seront mises en relation avec les connaissances acquises dans d’autres régions du Mali. La démarche proposée est de développer une vision comparatiste des problématiques migratoires, tant à l’intérieur du Mali qu’à l’extérieur.

Cette collaboration franco-malienne a pour perspective le développement de la recherche au Mali et le soutien des équipes pédagogiques de la FLASH par des transferts de compétences. Des séminaires seront proposés aux doctorants. Le Laboratoire Migrinter de l’Université de Poitiers a créé un serveur documentaire d’ouvrages et d’articles spécialisés sur les migrations. Il accepte d’installer le portail au CIGEM et il propose de voir les possibilités de son installation à la FLASH, de former son personnel à son utilisation et à son actualisation ainsi qu’à la recherche documentaire.

Mise en ligne le 24 décembre 2010

Recherche

Menu principal

Haut de page