MinorityMedia

Minoritymedia [de 2006 à 2010] est une équipe d’excellence Marie Curie financée par l’Union européenne et accueillie par le laboratoire Migrinter à l’Université de Poitiers. La recherche porte sur l’étude des médias communautaires, dans une perspective comparative et pluridisciplinaire.

Objet – La recherche porte sur les médias de presse écrite, radiophonique et audiovisuelle créés par et pour les personnes issues de l’immigration et/ou les groupes minoritaires ou minorisés, et diffusée via divers supports dont Internet. Il s’agit de produire une analyse du rôle des médias communautaires et de l’impact du fait minoritaire à la fois dans la structuration des milieux sociaux et dans le positionnement par rapport aux sociétés dans lesquelles s’ancrent ces médias.

Terrains – MINORITYMEDIA porte sur 9 pays européens qui sont à la fois des pays d’immigration ancienne, des pays d’immigration récente et des pays abritant des minorités nationales importantes : Allemagne, Espagne, France, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Portugal, Turquie.

Equipe de recherche – Les chercheurs de l’équipe sont issus de plusieurs nationalités, de plusieurs disciplines des sciences sociales, et possèdent des parcours professionnels montrant un fort dynamisme international.

Chef d’équipe : Isabelle Rigoni

Chercheurs : Claire Cossée, Sirin Dilli, Laura Navarro Garcia, Souley Hassane, Eugénie Saitta, Marleen de Witte.

Secrétariat scientifique : Françoise Braud

Secrétariat administratif et financier : Alexandra Brunaud

OBJET

Enjeux scientifiques
La mutation de la scène médiatique, via le développement des médias communautaires, contribue à défier les Etats-nations européens multiculturels et multiconfessionnels. Les enjeux soulevés par les médias communautaires questionnent tant les notions de souveraineté (rapport au territoire), de citoyenneté (place et statut des minorités) et de discrimination (accès à la parole) que les rapports sociaux (générationnels, sexués). Dans ce contexte, la recherche Minoritymedia interroge les modes de mobilisation et de représentation dans l’espace européen à travers l’analyse des inscriptions identitaires et des rapports de pouvoir entre personnes/groupes minoritaires/minorisés et société majoritaire. Dans quelle mesure les mobilisations identitaires et religieuses relèvent-elles de contraintes et de logiques différentes selon les contextes individuels, socio-politiques et territoriaux ? Peut-on parler, dans le cas des médias communautaires, de mobilisations nationales, translocales ou transnationales ? Comment s’opèrent les éventuels effets de passage entre les différents espaces ? Il s’agit d’étudier les effets d’une relation triangulaire portant sur le rapport entre les acteurs sociaux (parcours, sentiment d’appartenance, répertoires d’action), la sphère publique (pouvoir, discours, actions) et les espaces territoriaux (généalogies locales, nationales, transnationales). Les rapports de genre font l’objet d’une attention toute particulière.

Implications sociales
La myriade de médias communautaires révèle, particulièrement depuis la popularisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), des pratiques et des solidarités nouvelles aux conséquences socio-politiques immédiates. D’une part, les paysages (trans)nationaux sont transformés par les échanges – facilités par les NTIC – des personnes minoritaires/minorisées entre différents espaces territoriaux. D’autre part, tandis que la représentation des minorités est devenue l’une des questions clé du débat socio-politique et démocratique en Europe, les pays d’immigration européens doivent faire face à des mobilisations collectives culturelles et/ou religieuses de plus en plus exigeantes. Dans ce contexte, les médias communautaires constituent d’importants vecteurs entre les groupes minoritaires/minorisés, les représentants institutionnels et la société dans son ensemble. De leur analyse au niveau scientifique et de leur écoute au niveau public dépend une meilleure compréhension interculturelle et interreligieuse.

Terrains
Les terrains de recherche sont répartis de la manière suivante entre les chercheurs de l’équipe :

  • Allemagne : Sirin Dilli
  • Angleterre : Souley Hassane
  • Espagne : Laura Navarro Garcia, Claire Cossée
  • France : Isabelle Rigoni, Souley Hassane, Eugénie Saitta, Claire Cossée
  • Hongrie : Claire Cossée
  • Irlande : Claire Cossée
  • Italie : Eugénie Saitta
  • Pays-Bas : Marleen de Witte
  • Turquie : Sirin Dilli

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