Programme ANR-MEREV

Programme  » Blanc  » – Agence Nationale de la Recherche (ANR – SHS 2007)

Titre du Projet

Mobilités circulaires entre les métropoles Européennes et Reconfigurations des Espaces de Vie

Acronyme : MEREV

Résumé court du projet

La recherche porte sur les mobilités circulaires internationales entre les métropoles européennes. MEREV a pour objectif de saisir la manière dont les populations qui expérimentent des déplacements réguliers et/ou fréquents à partir d’un lieu de résidence principale (Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Londres, Paris) reconfigurent leurs espaces de vie tant du point de vue des pratiques que de leurs représentations. Ces espaces seront explicitement appréhendés dans leurs dimensions multi-scalaires : territoires du quotidien, ensemble du territoire métropolitain du lieu de résidence principale, réseau de lieux pratiqués, voire ensemble de lieux de référence pratiqués ou non. Cette étude fait l’hypothèse forte d’un lien entre les circulations internationales, les pratiques et les représentations des espaces de vie de ces personnes circulantes

Mots-clés: Métropole – Circulation – Mobilité spatiale – Territorialité humaine – Europe – Analyse comparée – Berlin – Bruxelles – Lisbonne – Londres – Paris

Durée: 36 mois (démarrage effectif : novembre 2007)

Coordinateur: CATTAN Nadine, DR 2 CNRS, GEOGRAPHIE-CITES

Equipes financées par l’ANR

  • UMR GEOGRAPHIE-CITES-Université Paris 1, Université Paris 7, (coord. : Nadine Cattan)
  • UMR MIGRINTER CNRS – Université de Poitiers (coord. : Christophe Imbert)

Nombre de chercheurs impliqués : 21

Résumé long du projet

1. Contexte scientifique et objectifs de la recherche

Dans le contexte de sociétés occidentales de plus en plus mobiles où les motifs et les destinations des déplacements sont nombreux et diversifiés, de nouveaux comportements de mobilité encore mal connus se diffusent en Europe.

La recherche porte sur les mobilités circulaires internationales entre les métropoles européennes. Ces mobilités sont définies par des déplacements réguliers et/ou fréquents à partir d’un lieu de résidence principale. Elles se distinguent d’autres formes de mobilités par une accumulation d’expériences et une sensibilisation forte des circulants à des contextes nombreux et variés. De ce fait, elles sont aujourd’hui un très bon révélateur de l’émergence de territorialités nouvelles et originales.

Ce projet a pour objectif de saisir la manière dont les populations qui expérimentent ces mobilités circulaires reconfigurent leurs espaces de vie tant du point de vue des pratiques que de leurs représentations. En effet, d’une part ces déplacements fréquents engendrent de nouveaux besoins, créent des opportunités, induisent des contraintes de gestion des espaces-temps individuels et collectifs (familiaux, sociaux….) contribuant aux réaménagements des espaces de vie. D’autre part, ces déplacements modifient les représentations spatiales des populations mobiles qui en retour interfèrent sur ces reconfigurations.

Ce travail fait donc l’hypothèse forte d’un lien entre les circulations internationales, les pratiques et les représentations des espaces de vie de ces personnes circulantes. Ces espaces seront explicitement appréhendés dans leurs dimensions multi-scalaires : territoires du quotidien, ensemble du territoire métropolitain du lieu de résidence principale, réseau de lieux pratiqués, voire ensemble de lieux de référence pratiqués ou non.

Ce projet est structuré autour de quatre directions principales de recherche. La première identifiera les grands types de mobilités circulaires dans leurs dimensions spatio-temporelles. La deuxième vise à comprendre la constitution de chaînes de déplacements. On entend par cette expression d’une part la combinaison pour un même individu de déplacements liés à différents motifs et d’autre part la diffusion des pratiques de mobilités individuelles dans le réseau social de la personne mobile. La troisième direction développera des modèles explicatifs qui mettent en évidence les facteurs spécifiques présidant aux reconfigurations des espaces de vie. On cherchera notamment à mieux isoler le rôle déterminant des mobilités circulaires. Enfin, la quatrième caractérisera la manière dont les pratiques de ces populations circulantes pourraient contribuer à restructurer les régions métropolitaines et notamment les centralités urbaines. Il s’agit là d’un enjeu important pour la gestion de ces métropoles en raison des usages qu’en font les individus circulants.

2. Méthodologie

Terrains de l’étude

Parce que les pratiques les plus diversifiées de mobilités circulaires se manifestent entre les grandes métropoles européennes, ce projet en sélectionne cinq comme lieux privilégiés d’investigation. Il s’agit d’étudier les liens entre les pratiques de mobilités métropolitaines et les dynamiques des espaces de vie de personnes résidant dans l’une des cinq métropoles européennes suivantes : Berlin, Bruxelles, Lisbonne, Londres, Paris.

Choix des mobilités

Les pratiques de mobilités circulaires entre métropoles européennes s’effectuent pour divers motifs : par exemple professionnels, études, familiaux et touristiques, sachant que ces motifs peuvent se combiner et se cumuler. En caractérisant notre objet d’étude à partir de ces pratiques de mobilités circulaires et non à partir de types de population qui effectuent ce genre de mobilité, on élargit le champ d’étude par rapport aux travaux existants.

Les méthodes d’investigation

Les différentes directions de recherche du projet imposent la combinaison de plusieurs modes d’investigation qui donnent des clés de lecture aux articulations des niveaux individuel et collectif. Afin de donner un cadrage général aux configurations spatio-temporelles des mobilités circulaires en Europe, on s’appuiera sur des données agrégées qui seront exploitées à l’aide des outils classiques d’analyse des flux (théorie des graphes, modélisation et cartographie….). L’exploration des pratiques de mobilités et des reconfigurations des espaces de vie sera réalisée selon le dispositif d’enquête présenté dans le tableau ci-dessous, à partir de questionnaires auprès d’un échantillon de personnes concernées par les mobilités circulaires.

Dispositif général d’enquête

Etapes de la recherche
Echantillon
Objectifs
Lieux
Calendrier

Phase 1

(questionnaires courts -5/10mins)

600 questionnaires individuels

contribuer à définir les grands types de mobilités circulaires

permettre d’identifier un échantillon pour la phase 2 de l’enquête

Terminaux de transport : gares ferroviaires et routières ; aéroport

Du 9 février au 5 mars 2009

60 % journées banales de semaine (mardi – jeudi) et 40% journées de Week-end

Phase 2 (questionnaires longs -1h-auprès des ménages sélectionnés après la phase 1)
40 individus « circulants »

20 individus « non » circulants

Pratiques quotidiennes / cheminements (dans ville de résidence + autres villes/circulation)

Parcours biographique de l’individu

Description plus précises de la mobilité circulaire réalisé

Lieu de résidence / domicile de l’enquêté


Lieu de résidence / domicile de l’enquêté

Du 25 mars au 10 mai 2009
Phase 3 (entretiens semi-directifs)
19 individus/ville, sur sous-échantillon de  » circulants  » interrogés dans la phase 2
Représentations des individus sur lieux fréquentés et pratiques de mobilité
Lieu de résidence / domicile de l’enquêté
Du 23 mai au 10 juin 2009

Composition de l’équipe

France (Paris et Poitiers)

  • UMR GEOGRAPHIE-CITES : Nadine CATTAN (coord.), Sophie BAUDET-MICHEL, Sandrine BERROIR, Antoine FLEURY, Marianne GUEROIS, Hélène MATHIAN, Céline VACCHIANI-MARCUZZO
  • UMR MIGRINTER : (coord.), Christophe IMBERT (coord.), Françoise BAHOKEN, Isabelle BOUHET ANDRE-POYAUD, Hadrien DUBUCS, Françoise Dureau, Matthieu GIROUD
  • INED : France GUERIN-PACE
  • LVMT : Serge WEBER

Belgique (Bruxelles)

  • IGEAT : Jean-Michel DECROLY, Anya DIEKMANN, Anne-Marie DUQUESNE, Mathieu VAN CRIEKENGEN, Christian VANDERMOTTEN

Portugal (Lisbonne)

  • Violeta PERESTRELO DE ALARCÃO : Unité d’épidémiologie de l’Institut de Médecine Préventive -Faculté de Médecine de Lisbonne
  • Jorge MALHEROS, CEG – Faculté de Géographie de l’Université de Lisbonne

Mise en ligne le 22 septembre 2009

Recherche

Menu principal

Haut de page