SAJ

SAJ – Socio-anthropologie des judaïsmes

(2014-2017, GDRI du CNRS, Partenaire)

Coordinatrice principale : C. Bordes-Benayoun (CNRS-LISST)
Scientifique référent à MIGRINTER :W. Berthomière et Y.Scioldo-Zürcher
Axe 3 – Expériences en migration
Axe 2 – Circulations migratoires

Partenaires
LISST (Université de Toulouse, UMR 5193), CEIFR (EHESS, Paris), Institut religions, cultures et modernité, Université de Lausanne (Suisse), Départment Asian and North African Studies, Université Ca’Foscari, Venise (Italie), Centre marocain des sciences sociales (Maroc), Département d’histoire, Université du Québec à Montréal (Canada), Department of Sociology, Brandeis University, Boston (Etats-Unis d’Amérique), Institute for Contemporary Jewry, Université hébraïque de Jérusalem (Israël), Université de Buenos-Aires, laboratoire CEIL-CONICET (Argentine), Centre de recherche français de Jérusalem (Israël).

Projet
S’il existe en France et en Europe une tradition de recherche en sociologie et anthropologie du fait juif (études pionnières en France dans les années 1960, en Belgique ou en Grande- Bretagne par exemple…), les travaux conduits aujourd’hui sont dispersés dans différents lieux de recherche et leur mise en dialogue mérite d’être encouragée. Cet émiettement constitue aussi un obstacle à l’internationalisation de la recherche française dans ce domaine, tant du point de vue de sa visibilité que de celui de la comparaison qu’impose la géographie même de l’objet. Toutes ces dimensions de l’inscription socio-spatiale contribuent à cerner le fait juif sans le réduire à une approche par trop ethnocentrée ou localisée.
Il s’agit d’étudier les juifs, ou plus modestement celles et ceux qui se réclament du judaïsme, non seulement pour eux-mêmes mais pour ce qu’ils nous révèlent de nos sociétés où le communautaire, l’ethnique, le religieux sont sollicités et mobilisés aujourd’hui avec une force inédite. Concernant les lieux et les migrations, il ne s’agit pas tant de penser selon une dialectique lieux de départ / lieux d’arrivée, lieux qui seraient tantôt en opposition tantôt en relative continuité les uns avec les autres, mais plutôt de retracer l’histoire des populations en situation de migration, en privilégiant la construction de leurs interactions sociales dans de nouvelles géographies. Les problématiques en ont été renouvelées par la collaboration entre ethnologues et géographes qui mérite d’être poursuivie. L’espace du monde juif contemporain est considéré ici comme un espace public, ouvert au monde, à des mondes, par des enchevêtrements, mais aussi des porosités, des passages qui soulignent des jeux de frontières, des absences ou des présences, qui font écho à des temporalités et permettent de repenser les centralités.
Membres de MIGRINTER : W. Berthomière, Y. Scioldo-Zürcher.

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